LEDDV.FR - Revue universaliste
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Se connecter
  • S'enregistrer
  • Actualité
  • Analyse
  • Éducation
  • Culture
    • Lecture
  • Opinion
    • Tout
    • Chronique
    • Éditorial
    • Tribune

    Les apprentis sorciers du progrès

    Le Monument national de l’Holocauste, à Ottawa (Canada), vandalisé en juin 2025. « Feed me » est inscrit ici en référence à la situation alimentaire à Gaza (DR)

    Quand travailler sur la Shoah expose : savoir, identité et menaces dans un contexte de guerre

    Des loups-garous adossés nuitamment au mur d'un cimetière. Lithographie de Maurice Sand, extraite des Légendes rustiques de George Sand, Paris, Bibliothèque des Arts décoratifs, 1858 (Wikipédia)

    Les loups dans la bergerie

    Mario Stasi (photographie Corinne Tapiero)

    La Licra marche sur deux jambes !

    • Éditorial
  • Histoire
  • À propos
>> Je m'abonne au DDV !
LEDDV.FR - Revue universaliste
  • Actualité
  • Analyse
  • Éducation
  • Culture
    • Lecture
  • Opinion
    • Tout
    • Chronique
    • Éditorial
    • Tribune

    Les apprentis sorciers du progrès

    Le Monument national de l’Holocauste, à Ottawa (Canada), vandalisé en juin 2025. « Feed me » est inscrit ici en référence à la situation alimentaire à Gaza (DR)

    Quand travailler sur la Shoah expose : savoir, identité et menaces dans un contexte de guerre

    Des loups-garous adossés nuitamment au mur d'un cimetière. Lithographie de Maurice Sand, extraite des Légendes rustiques de George Sand, Paris, Bibliothèque des Arts décoratifs, 1858 (Wikipédia)

    Les loups dans la bergerie

    Mario Stasi (photographie Corinne Tapiero)

    La Licra marche sur deux jambes !

    • Éditorial
  • Histoire
  • À propos
>> Je m'abonne au DDV !
LEDDV.FR - Revue universaliste
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Accueil Analyse

Vers une nouvelle poussée de l’extrême droite en Europe ?

Dans le contexte de la guerre en Ukraine et sur fond de crise économique, les partis d’extrême droite s’imposent aujourd’hui comme une force centrale de la scène politique européenne. Leur consolidation représente un enjeu majeur des élections européennes de juin 2024.

Le DDV Par Le DDV
10 novembre 2023
dans Analyse
Temps de lecture : 7 min
A A
0
De gauche à droite : Geert Wilders (parti de la Liberté néerlandais), Matteo Salvini (la
Ligue en Italie), Jörg Meuthen (AfD en Allemagne), Marine Le Pen (Rassemblement
national, France), Vaselin Marehki (parti bulgare « Volya ») ; Jaak Madison (parti
conservateur estonien), et Tomio Okamura (parti tchèque Liberté et démocratie directe)
participent à un rassemblement, organisé par Matteo Salvini, avec d’autres partis
nationalistes européens, en vue des élections pour le Parlement européen, à Milan, le
18 mai 2019 (Photo de Miguel MEDINA / AFP)

De gauche à droite : Geert Wilders (parti de la Liberté néerlandais), Matteo Salvini (la Ligue en Italie), Jörg Meuthen (AfD en Allemagne), Marine Le Pen (Rassemblement national, France), Vaselin Marehki (parti bulgare « Volya ») ; Jaak Madison (parti conservateur estonien), et Tomio Okamura (parti tchèque Liberté et démocratie directe) participent à un rassemblement, organisé par Matteo Salvini, avec d’autres partis nationalistes européens, en vue des élections pour le Parlement européen, à Milan, le 18 mai 2019 (Photo de Miguel MEDINA / AFP)

Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Gilles Ivaldi, chargé de recherche CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof)
Article paru dans Le DDV n°691 (octobre 2023)*

En France, Marine Le Pen a établi un nouveau record en totalisant 41,5 % des voix et plus de 13 millions d’électrices et d’électeurs au second tour de l’élection présidentielle d’avril 2022. À la même période, en Hongrie, le Fidesz a totalisé 54% des voix aux législatives et conforté Viktor Orbán au pouvoir pour un quatrième mandat consécutif. En Italie, Giorgia Meloni, cheffe de file des post-fascistes des Fratelli d’Italia(FdI)1Frères d’Italie a remporté les élections de septembre 2022 avec 26 % des suffrages, et a pris la tête du nouveau gouvernement. En Suède, les Sverigedemokraterna2Démocrates de Suède de Jimmie Åkesson se sont hissés à la deuxième place des législatives de septembre 2022 avec 20,5 % des voix.

Plus récemment, aux législatives d’avril 2023, les Perussuomalaiset3Le parti des Finlandaisde Rikka Purra ont réuni 20,1 % des suffrages exprimés et sont entrés au gouvernement en coalition avec les conservateurs de Petteri Orpo. En Bulgarie, le parti Vazrazhdane4Renaissance a obtenu 13,6 % des suffrages. En Espagne, Vox a remporté un succès notable lors des élections locales du 28 mai dernier et s’impose désormais comme la troisième grande force politique du pays.

Ailleurs en Europe, les formations d’extrême droite ont le vent en poupe, notamment à l’Ouest. Aux Pays-Bas, trois partis d’extrême droite se disputent près d’un quart des voix. Outre-Rhin, le parti Alternative für Deutschland (AfD) a progressé de près de 8 points depuis les élections de 2021, avec 18 % des intentions de vote, et dépasse même les sociaux-démocrates du SPD dans certaines enquêtes. Au Portugal, Chega5« Ça suffit » pourrait doubler son score de janvier 2022 avec 13 % des intentions de vote. En Autriche, le Freiheitliche Partei Österreichs (FPÖ)6Parti de la liberté d’Autriche domine les sondages avec 27 % des voix, en progression de près de 11 points par rapport à son score aux législatives de 2019. Chez nos voisins belges, le Vlaams Belang (VB)7Intérêt flamand occupe la première place et serait en mesure de multiplier par deux son résultat de 2019 avec 24 % des suffrages.

Plus à l’est de l’Europe, l’extrême droite progresse en Estonie où le Eesti Konservatiivne Rahvaerakond (EKRE)8Parti populaire conservateur d’Estonie réunit actuellement 23 % des intentions de vote (+7 points par rapport à mars dernier), en Croatie avec l’émergence récente du Domovinski pokret9Mouvement pour la patrie autour de 8 % des voix, et en Roumanie où l’Alianța pentru Unirea Românilor (AUR)10Alliance pour l’unité des Roumains  progresse de près de 8 points avec 17 % des intentions de vote. En Pologne, le Prawo i Sprawiedliwość

(PiS)11Droit et justice de Jarosław Kaczyński continue d’être largement en tête pour les prochaines législatives avec 35 % des intentions de vote devant les libéraux de la Coalition civique de Donald Tusk.

Une extrême droite plurielle

À l’échelle de l’Europe, l’extrême droite regroupe des mouvements aux parcours politiques divers. Si certains de ces partis, comme le RN français, les Fratelli d’Italia ou les Démocrates suédois puisent leurs racines dans les milieux historiques de l’extrême droite, d’autres, tels que le Fidesz hongrois ou le PiS en Pologne sont, à l’origine, des partis conservateurs, qui se sont radicalisés au cours des dernières années.

Si certains partis, comme le RN français, les Fratelli d’Italia ou les Démocrates suédois puisent leurs racines dans les milieux historiques de l’extrême droite, d’autres, tels que le Fidesz hongrois ou le PiS en Pologne sont, à l’origine, des partis conservateurs, qui se sont radicalisés au cours des dernières années.

Ces partis se rejoignent tous sur certains traits idéologiques communs cependant : rejet de l’immigration et de l’islam, affirmation de l’identité et de la souveraineté nationales, notamment face à l’Union européenne. Tous partagent également un agenda autoritaire et sécuritaire, fondé sur la loi et l’ordre, et la plupart adhèrent à l’idée d’une « préférence nationale » pour assurer l’accès prioritaire aux nationaux à l’emploi et à l’aide sociale.

Si des partis tels que le RN français ou le Partij voor de Vrijheid(PVV)12Parti pour la liberté néerlandais s’efforcent d’épouser les grandes évolutions de la société, d’autres incarnent à l’inverse une réaction conservatrice face aux enjeux d’égalité femmes-hommes ou de promotion des droits LGBT. Viktor Orbán en Hongrie ou le PiS polonais s’imposent comme hérauts de cette contre-révolution culturelle. En Italie, Giorgia Meloni a été élue sur le slogan « Dieu, famille, patrie » ; en Espagne, Vox fait de la lutte contre l’avortement ou le mariage homosexuel un de ses principaux chevaux de bataille.

Les raisons d’un succès

Cette popularité de l’extrême droite est alimentée par les multiples insécurités économiques et les colères sociales dans un contexte marqué par l’impact de la pandémie de Covid-19, de la guerre en Ukraine et de la flambée des prix, particulièrement au sein des groupes sociaux les plus vulnérables. À l’image du RN en France ou du FPÖ en Autriche, ces partis sont en mesure d’exploiter l’anxiété et le pessimisme social, sur fond d’insatisfaction et de mécontentement à l’encontre des gouvernements en place.

Au-delà de ces facteurs socioéconomiques, le vote d’extrême droite reflète aussi la persistance d’insécurités identitaires plus profondes liées à l’immigration. Ces enjeux continuent de travailler en profondeur les électorats européens, au profit du discours nationaliste de ces partis. En témoigne la résurgence actuelle des débats sur l’immigration en France, en Italie, en Allemagne, en Autriche ou au Royaume-Uni.

Les incertitudes créées par la guerre augmentent par ailleurs la demande d’autorité et de leadership fort, en résonance avec la question fondamentale des frontières, de la souveraineté et de la protection des intérêts nationaux, qui sont au cœur de la rhétorique de ces mouvements. Beaucoup de ces partis ont critiqué les sanctions à l’encontre de la Russie au motif que celles-ci pénaliseraient avant tout les citoyennes et les citoyens de leurs pays respectifs, pour mieux faire oublier au passage leur sympathie pour le régime autoritaire de Vladimir Poutine.

Enfin, la montée en puissance de l’extrême droite illustre le travail que nombre de ces partis ont opéré depuis plusieurs années pour « lisser » leur image. En France, Marine Le Pen poursuit sur sa ligne de « dédiabolisation » du RN. En Italie, le parti de Giorgia Meloni s’est éloigné de ses positions les plus radicales sur l’immigration ou l’Union européenne. Le succès des Démocrates de Suède témoigne aussi de la tactique de Jimmie Åkesson pour gommer progressivement les racines de son mouvement au sein de la galaxie néonazie.

Une menace pour la démocratie

On assiste depuis plusieurs années à l’institutionnalisation et la normalisation de l’extrême droite, et à la propagation croissante de ses thèmes et de ses idées dans l’espace public.

En Europe, les grands partis de la droite classique se sont réapproprié beaucoup des thèses de l’extrême droite, sur l’immigration ou l’identité. La droitisation des Républicains (LR) en France témoigne si besoin était de cette forte porosité idéologique, mais on observe un mouvement similaire dans nombre de pays européens.

Cette fusion des droites offre de multiples opportunités à l’extrême droite de venir un peu plus s’insinuer dans les arènes du pouvoir. Beaucoup de ces partis sont ou ont été au gouvernement dans les années récentes, en Italie, en Autriche, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Pologne, en Slovaquie, en Suède, au Danemark et ailleurs. En Espagne, Vox est devenu en quelques années un partenaire du Parti populaire au plan local et régional. Le décès récent de Silvio Berlusconi, leader de Forza Italia, nous rappelle le rôle de « légitimation » joué par la droite lorsqu’elle se risque à l’alliance avec l’extrême-droite.

Si elle ne menace pas ouvertement les fondations mêmes des régimes démocratiques, l’extrême droite s’oppose toutefois aux valeurs et aux normes libérales qui en assurent l’équilibre politique et institutionnel.

Si elle ne menace pas ouvertement les fondations mêmes des régimes démocratiques, l’extrême droite s’oppose toutefois aux valeurs et aux normes libérales qui en assurent l’équilibre politique et institutionnel. La dérive « illibérale » des régimes hongrois ou polonais, ou l’expérience même de la présidence de Donald Trump aux États-Unis témoignent des multiples attaques portées à l’encontre des droits des minorités, des immigrés, des contre-pouvoirs, des milieux associatifs, des médias ou des juges.

Cette dérive illibérale participe d’un mouvement plus large et particulièrement préoccupant d’érosion démocratique13Voir à ce titre le dernier rapport alarmiste de l’Institut V-Dem..

En Europe, cette consolidation des mouvements d’extrême droite pourrait représenter un enjeu majeur des élections européennes de juin 2024. Sur la base des enquêtes nationales d’intentions de vote dont on dispose, ces formations pourraient totaliser plus de 180 sièges au Parlement de Strasbourg, contre un peu plus de 130 actuellement. Jusqu’à présent, ces partis sont demeurés fortement divisés, répartis entre les groupes Identité et Démocratie, celui des Conservateurs et Réformistes européens et les non-inscrits. Dans l’hypothèse d’une alliance, l’extrême droite s’imposerait alors incontestablement comme la principale force d’opposition aux principes et aux valeurs de l’Union européenne en son sein même.

* Article rédigé à l’été 2023.

Étiquettes : DémocratieEuropeExtrême droiteRassemblement national
Partager sur Facebook4Partager sur Twitter

À lire : Articles

Der Wandernde Jude ("Le Juif errant"), Samuel Hirszenberg, 1899 (Musée d'Israël)
Analyse

La « question sioniste » et l’antisémitisme introuvable

24 juillet 2026
L'École d'Athènes, par Raphaël, 1511 (Musées du Vatican)
Analyse

Chronique d’un antisémitisme professoral dans une université française

23 juillet 2026
Affiche « Soutenez l’État juif, faites en sorte que la décision de l’ONU devienne réalité ! »  1947 (collection privée Joël Kotek)
Analyse

L’antisionisme au mépris de l’histoire

20 juillet 2026
« La Patrie en danger » par Guillaume Guillon Lethière, 1799. Intitulé également "L’enrôlement des volontaires" (1799, Musée de la Révolution française, Vizille)
Analyse

De l’usage du mot « patrie » et de ses dérivés de la Révolution française à nos jours

14 juillet 2026
(Vinay Tryambake / Unsplash)
Analyse

L’assassinat de Samuel Paty et l’abandon du réel

13 juillet 2026
Erica Lippert au Micro Festival de Liège, 2023 (crédit : Guillaume Scheunders)
Analyse

L’ostracisation des artistes juifs. Ethnographie d’une insider

11 mars 2026
Voir plus
Article suivant
FRANCESCA MANTOVANI/ÉDITIONS GALLIMARD

Hugo Micheron : « On ne peut pas se permettre d’attendre la prochaine vague d’attentats »

Photographie Stéphane Vaquero

Rudy Reichstadt : « La pensée magique a fait un retour tonitruant dans nos sociétés démocratiques »

Les plus lus

  • L'École d'Athènes, par Raphaël, 1511 (Musées du Vatican)

    Chronique d’un antisémitisme professoral dans une université française

    0 partages
    Partager sur Facebook 0 Partager sur Twitter 0
  • Sophia Aram : « génocide » est devenu un mot pour faire taire

    0 partages
    Partager sur Facebook 0 Partager sur Twitter 0
  • Génocide. De la définition à la qualification

    0 partages
    Partager sur Facebook 0 Partager sur Twitter 0
  • La « question sioniste » et l’antisémitisme introuvable

    0 partages
    Partager sur Facebook 0 Partager sur Twitter 0
  • La théorie des Khazars : un pont entre antisionisme, antisémitisme et idéologies extrémistes

    69 partages
    Partager sur Facebook 69 Partager sur Twitter 0
  • L’antisionisme au mépris de l’histoire

    0 partages
    Partager sur Facebook 0 Partager sur Twitter 0
  • La déprogrammation des juifs et des Israéliens : les mécanismes de l’exclusion culturelle

    0 partages
    Partager sur Facebook 0 Partager sur Twitter 0
  • Réponse aux boycotteurs de l’Orchestre philharmonique d’Israël

    29 partages
    Partager sur Facebook 29 Partager sur Twitter 0

À lire

(Charlotte Moreau)

Génocide. De la définition à la qualification

28 juillet 2026
Des hooligans envahissant un stade de football à Leipzig, le 14 avril 1990, 
avant un match de la Coupe de la RDA (FDGB-Pokal) entre le 1. FC Lokomotive Leipzig et le Dynamo Schwerin (source : Bundesarchiv, Bild 183-1990-0414-009 - ADN-Zentralbild)

Yvan Gastaut : « On ne peut pas faire du football un monde de vertu absolue »

26 juillet 2026
Dominique Schnapper (photographie Stéphane Vaquero)

De l’ « israélite » au « retour du tragique » : entretien avec Dominique Schnapper

26 juillet 2026
LEDDV.FR - Revue universaliste

Le Droit de Vivre - Revue universaliste

« Rien de ce qui est humain ne m'est étranger » - Térence

» En savoir plus

Articles récents

  • Génocide. De la définition à la qualification
  • Yvan Gastaut : « On ne peut pas faire du football un monde de vertu absolue »
  • De l’ « israélite » au « retour du tragique » : entretien avec Dominique Schnapper

Catégories

  • Actualité
  • Analyse
  • Chronique
  • Cinéma
  • Culture
  • Document
  • Éditorial
  • Éducation
  • Enquête
  • Entretien
  • Fable réaliste
  • Histoire
  • Lecture
  • Non classé
  • Nouveau dossier
  • Opinion
  • Tribune
  • À propos
  • CGU
  • CGV
  • Cookies
  • Confidentialité
  • Mentions légales
  • Contact

© 2021 LeDDV.fr - Revue universaliste - Tous droits réservés.

Bienvenue !

Se connecter

Mot de passe oublié ? Créer

Créer un compte

Renseignez le formulaire pour créer un compte

Tous les champs sont requis Se connecter

Récupérer mon mot de passe

Renseignez les champs pour récupérer votre mot de passe

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • » Je m’abonne au DDV !
  • Actualité
  • Analyse
  • Éducation
  • Culture
    • Lecture
  • Opinion
    • Éditorial
    • Tribune
  • Histoire
  • À propos
  • Se connecter
  • Créer
  • Panier

© 2021 LeDDV.fr - Revue universaliste - Tous droits réservés.

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?